Je me souviens, de ces tartines beurrées le matin. De cette douce sensation d'ivresse au lever du soleil quand, à bras battants j'ouvrais les volets sur la campagne.
*
Cette campagne, rustique, sauvage. Ces paysage que chaque matin, petite fille, je redécouvrais avec le même amour.
*
Je me souviens de tes histoires sans fin, tes voyages en terres étrangères, ces pays que tu as traversé, cette vie à 100 à l'heure que tu as menée.
*
Je me souviens, de ton visage admiratif, tes yeux brillants, quand tu évoquais ton mari. Ce grand monsieur à l'âme tranquille et au regard perçant. Qui a voué sa vie à sa patrie et qui est parti sans aucun souvenir, pas même de toi.
*
Je me souviens de ces délicieuses odeurs, à Noël, à Pâques. Ces mets chargés d'empruntes du terroir, de légumes doucement mûris au soleil. Toi à côté, en train de regarder ton jardin pousser.
Tu as bercé mon enfance, d'anecdotes d'un autre temps, dont je me sentais étrangement proche.
Le pouvoir du sang. Tu fais partie de moi, au plus profond.
Reste ici, encore un peu, même si l'envie t'as quittée,
Même si elle t'appelle, te tend les bras.
Attends, encore un peu, avec moi.
Ce sont eux qui nous forgent, chaque maillon de notre ADN provient d'une chaîne que eux-même ont formé avant nous. Toute ton histoire, commence ici.
Respecte ton sang, respecte les tiens.





















