dimanche 1 mai 2016

Crépusculairement parlant.

19.00, dimanche, premier de mai.

La pluie, et les courses de gouttelettes  sur les vitres. Le brouillard, épais. La chaleur d'un nid douillet, la lueur vacillante de la bougie, pour se souvenir.
La sensation que rien n'a changé, mais que tout est différent, une dérivée supplémentaire à l'équation différentielle. Le temps est comme, suspendu. 
Il est de ces jours où la monotonie devient agréable. L'excuse primordiale pour se laisser aller à ses pensées. 

* Ouvrez les guillemets *
- Une pensée, c'est insignifiant
- Tout comme la graine qui a fait pousser cet arbuste. La pensée tisse sa toile, obstrue ton mental déjà bien perturbé. Et toi, tu te débats, entre les contradictions, les illusions, les choix. 
- Alors quoi ?
* Appuie sur stop *
* Fermez les guillemets *

*

*

La grande roue est lancée, elle entraîne peu à peu ses consœurs, plus petites, mais tout aussi affûtées. Tu es l'observateur, face à ce mécanisme irréfutable. Tu peux en comprendre les lois, tu peux analyser sa course, mais tu ne peux rien saisir. Rien. 




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