mardi 23 juin 2015

Pourquoi - Parce que










- Comment tu fais pour écouter autant les gens ? Pourquoi tu écoutes autant les gens ? 

Comment , pourquoi, deux démarches l'une analytique l'autre descriptive. Je préfère parler comme si je parlais à quelqu'un, ça coulera mieux.

ALORS : parce qu'on a tous besoin d'une épaule, parce que l'autre, cet être qui n'est pas soi est très intéressant et mérite toute l'attention du monde. Parce que la vie nous a fait "êtres sociaux" et que nous ne pouvons être des êtres sociaux sans écouter. Parce qu'écouter c'est apprendre, comprendre et compatir (peut-être,souvent, pourquoi pas). Parce qu'écouter les autres me fait me sentir vivante (et non utile). Parce qu'écouter c'est déjà échanger, c'est déjà considérer, c'est déjà aider. 

- Pourquoi tu souffres autant pour les animaux, ou pour les malheurs d'autrui ? 

ALORS : parce que les animaux sont des êtres vivants méritant tout le respect de l'espèce humaine. Parce que nous nous servons d'eux comme des jouets, des peluches ou encore pour la science (quel gaspillage). Parce que j'ai l'impression que je n'ai pas besoin de mots, pas besoin de caresses, pas besoin de pensées pour aimer, comprendre, communiquer avec un animal. Parce qu'il y a des choses qui se passent en dehors des mots, des gestes. Parce que notre rôle (étant plus ou moins au sommet de la chaîne alimentaire) c'est AU MOINS de respecter la biodiversité et la faune qui nous entoure (et non pas de tout scier allègrement sous prétexte que nous sommes les plus intelligents, ou les plus forts ou autres idioties contemporaines). Parce que j'aime les animaux, tous les animaux et que la souffrance en général me fait souffrir comme si j'en était la cible directe. 
Parce que les malheurs d'autrui sont les miens, sont les vôtres et ceux du monde entier. Aucun maux ne m'est totalement étranger, qui n'a jamais souffert de l'abandon, de la jalousie, de la colère, de la rancœur. Parce que chaque histoire d'autrui me renvoi à ma propre histoire et parce que je ne PEUX PAS ne rien faire, parce que ça me coûte trop de me mettre des œillères, 
Parce qu'utopiquement et naïvement, j'aimerais que plus jamais aucun enfant, aucun adulte, aucun animal ne souffre. Parce que j'admets avoir du mal à accepter que le monde ai sa part d'ombre. Parce que le revers de la médaille est aussi lourd que sa face n'est lumineuse.
- et parce que merde j'aime ça : écouter, entendre, discuter, confronter. C'est face à autrui que l'on se forge, que l'on grandit et c'est avec lui que l'on partage, que l'on vit. J'aime les gens, j'aime cette entité qu'est autrui et je n'aime pas sa souffrance qui me tord les boyaux, qui pénètre tous les pores de ma peau.

Parce que beaucoup m'ont posé ces questions, et parce que j'avais envie d'essayer d'y répondre.







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